Prenons soin de nos enfants

apport des neurosciences dans l'éducation du jeune enfant

Le tout petit enfant est par nature curieux, rayonnant, plein de vie, créatif, sociable. En grandissant, souvent, l’enfant s’éteint petit à petit. Que s’est-il passé ?

Le cerveau de l’enfant est fragile, immature, malléable, en pleine construction. Toutes les  expériences affectives que vit l’enfant modifient ses neurones, ses structures cérébrales.

Les neurosciences  affectives, dont la recherche s’est développée depuis une quinzaine d’années, montrent comment le climat dans lequel l’enfant est élevé influence son développement cérébral.

Le tout petit jusqu’à 5 ou 6 ans, est dominé par son cerveau archaïque. Lorsque survient une situation difficile à gérer, de stress, d’angoisse, de peur, il est traversé par des tempêtes émotionnelles, il ne peut pas se calmer seul. Le stress produit des molécules dangereuses pour le cerveau, le cortex préfrontal n’est pas mature pour gérer ces émotions, l’enfant ne peut donc pas se calmer seul.

Si l’adulte met des mots sur ce que l’enfant vit, l’apaise de la voix et du regard, alors l’enfant apprend à gérer ses émotions, son cortex préfrontal va maturer, il pourra à son tour en grandissant, avoir de l’empathie pour les autres, faire des choix, aimer, avoir un sens moral et éthique.

Un adulte au comportement dur, rigide, violent qui bouscule l’enfant, l’humilie, empêche la maturation du cerveau de l’enfant. Celui-ci devient alors agressif, anxieux, déprimé. En grandissant, il pourra développer des addictions, des problèmes psychiatriques.

Par ailleurs, les chercheurs ont découvert que l’hippocampe, une partie du cerveau qui joue un rôle important dans les apprentissages et la mémoire, se développe ou se rétrécit selon le milieu dans lequel grandit l’enfant, entouré d’adultes soutenant et bienveillant ou non. En effet, le stress produit dans le corps du cortisol et de l’adrénaline. Un taux de cortisol trop élevé détruit des neurones dans certaines structures cérébrales.

L’empathie reçue, un regard bienveillant, des gestes tendres, de la chaleur, entraîne une sécrétion d’ocytocine chez l’enfant qui devient à son tour empathique. Mais aussi de sérotonine, un stabilisant de l’humeur, de dopamine, hormone de la motivation, de la créativité, du plaisir à vivre, et d’endorphine qui soulage de la douleur et du stress.

Ces « hormones du bonheur » produites naturellement par notre organisme nous permettent de développer une attitude confiante face à la vie et d’être à notre tour des adultes empathiques et bienveillants.

Les enfants maltraités deviennent des adultes agressifs, anxieux, déprimés, sujets à des troubles psychiatriques, des addictions, incapables d’empathie envers les autres.

En France, deux enfants meurent chaque jour des suites de la maltraitance

Il est urgent de prendre soin des enfants, pour une humanité plus pacifique et empathique.

Il est possible à tout âge de développer son empathie, en commençant par une communication bienveillante. Apprendre à parler sans jugement ni critique, sans dévaloriser l’autre, sans penser ou ressentir à sa place. Parler de soi, être attentif à ses propres ressentis, se respecter et s’aimer pour pouvoir ensuite respecter et aimer l’autre.

Un beau programme à mettre en œuvre pour le bien de tous.

Retrouver la conférence de Catherine Gueguen qui m’a inspiré cet article en suivant le lien https://www.youtube.com/watch?v=DvcJtn7ZCfU

Et le livre « Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau » de C. Gueguen et F.Midal

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